This is an account of our trip around the world,as a family, starting July 2008 for 10 months

04/07/2009

A Final Word - Caro


Manon et Salim - 13 Avril 2009



Durant ces 10 mois nous avons fait des rencontres qui nous ont profondement marquees. En ecrivant ces lignes, 2 mois apres notre arrivee, je mesure a quel point l'histoire de Valentina (Perou), Rafael (Chili), Dionela (Argentine) Mai et Bla (Vietnam), Salim et Father Georges (Inde), font desormais partie de la notre.
Diffcile de revenir dans la "rat race" apres cela. J'ai quelquefois le sentiment d'entrer dans un parc ou tout le monde fait son jogging, on me demande " et toi, qu'est ce que tu vas faire ?"... et moi, je marche. J'hesite a me mettre a courir, mais, apres reflexion ces dernieres semaines, je retarde un peu ce moment qui viendra bien assez tot. Durant ce voyage, nos enfants ont beaucoup decouvert culturellement, mais ils ont aussi appris durant ce voyage a s'ennuyer en regardant les milliers de kilometres defiler, a se tenir compagnie a eux meme ... et nous, savons faire cela ?

Reflexions en vrac - Steph

Voilà nous entamons nos dernières semaines de voyage. Etrange impression de quitter cet habit du voyageur « sans fin » pour retourner dans notre ancien type de vie.
Je vais essayer d’exprimer l’essentiel du ressenti, des émotions, frustrations, manque, joie, etc..vécus ces derniers mois.


Ce qui me vient à l’esprit en premier est l’écoulement du temps. Cela m’a frappé lors de mes voyages précédents. Ma perception de l’écoulement du temps qui passe est radicalement différente lors du voyage. Pour concrétiser cette sensation je dirais qu’un mois de voyage « équivaut » à une année de vie »normale. Le dépaysement, le nouveau, la découverte, les aventures, les nouvelles personnes rencontrées…le nouveau de chaque jour fait que le temps passe moins vite. Une des explications est le changement de rythme de vie passant d’une vie professionnelle et personnelle très remplie, voire frénétique parfois, à un rythme de vie sans contraintes temporelles, sans une vraie routine. Mais comme nous avons besoin d’une forme de routine et qu’elle est inévitable sur la durée, nous l’avons recréée à notre manière adaptée à nos pérégrinations : 2heures d’école le matin, « quiet time » (temps calme / sieste) après le déjeuner, visite ou promenade l’après-midi, écriture du cahier de bord, ipod/musique, dessin/peinture, bricolage, etc…

Bref, cette aventure de 10 mois a duré beaucoup beaucoup plus que 10 mois !

Un autre fort sentiment est le manque terrible des amis et de la famille, surtout ressenti les premiers mois. C’est sûrement à associer aux difficultés de vivre 24h sur 24 avec sa femme et ses enfants. J’en parlerai plus tard de cet aspect de la promiscuité et de vivre sa paternité. Je le savais et le voyage l’a confirmé : les amis, les copains, la famille proche et moins proche, se savoir loin d’eux a engendré un espèce de vide, de manque affectif. Ce manque très vif au début s’est estompé au fil des mois- « loin des yeux loin du cœur » ? ou simplement la date du retour se rapprochant, cette frustration s’est amoindrie, sans jamais disparaître. Vivement le retour, pour serrer dans mes bras toutes ces personnes.

Vivre en famille, avec son épouse et ses enfants, 24h sur 24 7jours sur 7, a testé notre couple et testé ma paternité. Vivre cette promiscuité dans les quelques mètres carrés d’un camping-car ou d’une ou 2chambres d’hôtel, a été une nouvelle expérience de vie, une nouvelle aventure ! Ces 10 mois m’ont permis de vivre pleinement avec mes enfants, de les voir grandir, de mieux appréhender leurs qualités et leurs défauts. Pareillement mes enfants ont découvert un papa qui n’est malheureusement pas parfait, qui n’est pas le chef du monde, qui a ses défauts, ses limites. Et à juste titre ils m’ont parfois reproché de m’agacer, de m’énerver, de lever la voix pour des choses futiles… Avec le recul plusieurs nouveaux éléments m’ont déstabilisé au début, me rendant plus vulnérable, plus irritable : 1/ la crainte que le CC tombe ne panne in the middle of nowhere (c’est arrivé en patagonie) ; 2/ l’angoisse que le camion ne redémarre pas après une pause déjeuner, c’est arrivé à La Paz.3/ la hantise que le chauffage ne s’allume pas alors qu’il fait un froid de canard (c’est presque arrivé) ; 4/ que soudainement l’électricité ne fonctionne plus (c’est arrivé, dîner aux bougies est tellement romantique !) 5/ une roue qui crève sur une mauvaise piste de montagne (et avant de partir on vous a conseillé d’avoir 2 ou 3 roues de secours), c’est arrivé dans la cordillère blanche, 6/devoir s’arrêter à diverses reprises car le moteur est en surchauffe, c’est arrivé à San Pedro de Atacama 7/ s’enliser dans le sable alors qu’il n’y a presque personne, c’est arrivé dans le nord Lipez, proche de la frontière bolivo-chilienne. 8/ un pneu sur le toit mal arrimé qui dégage du toit sans s’en rendre compte, c’est arrivé sur une route désertique. Au-delà des aspects mécaniques du camion, le manque affectif des amis et de la famille, le manque de confort (dormir à deux dans un lit de 1.07m, ce n’est pas tous les jours romantique), le manque d’espace vital, le manque de solitude m’ont donc déstabilisé et mon voisinage l’a bien ressenti. Enfin, rien de grave docteur, il m’était important de l’écrire.
Donc ma paternité a expérimenté de nouvelles situations constructives puisqu’elles ont contribué à une meilleure connaissance de soi…

Facile transition pour écrire quelques mots sur la connaissance de soi, voire la re-naissance ? La fameuse phrase de Nicolas Bouvier : « vous pensez faire un voyage, en réalité c’est le voyage qui vous fait et qui vous défait. L’aventure du voyage m’a aussi trimbalé et a mis l’accent sur certains traits de personnalité, certaines frustrations (impatience, négativisme, difficulté à profiter du moment présent, ne pas s’autoriser a vivre pleinement le bonheur d’une situation heureuse..) Toutes ces petites épreuves, ces légères frustrations consciemment vécues m’ont permises de me connaître un peu mieux, notamment grâce à une meilleure acceptation de soi. Cette forme de renouveau engendre une bonne énergie positive, un mieux être, une meilleure « êtreté ».

Autre émotion forte : la rencontre avec la Nature. Nous avons contemplé des paysages extraordinaires, de véritables dons que la Nature offre à l’homme : la beauté époustouflante du glacier Périto Moreno, l’étonnant lac salé d’Uyuni en Bolivie, la cordillère blanche au Pérou, l’Altiplano bolivien, les chutes d’Iguazu, les lacs, fjords de Nouvelle-Zélande, la baie de Tasmanie, la baie d’Ha Long, le désert d’Oman, les ciels étoilés, les rizières vietnamiens de Sapa, etc.. sont tous des moments de rencontre privilégié avec la nature qui force au respect. Toutes ces beautés de la Terre vous donnent simplement envie de la protéger, de faire attention à la manière dont on vit.
Les fleurs, les oiseaux, la baleine, les lions de mer, etc..


Autre point fort mais parfois frustrant : la rencontre avec les Autres. Nous avons eu quelques belles rencontres. La frustration est peut-être de ne pas en avoir davantage et qu’elles furent souvent trop brèves. Je pense aux producteurs de vin chilien (Lautoro), si touchant, simple et vrais dans leur communication. Ils nous ont ouverts leurs cœurs en confiance. Ils nous ont fait pleuré les bougres !! Franck, un voyageur suisse d’une soixante d’années, rencontré à Salta, m’a véritablement coaché pendant 3 jours pour réparer l’électricité de la cellule. Un vrai père qui pousse son fils dans ses limites pour qu’il réussisse un défi quasi-inatteignable. Ce vieil équatorien rencontré dans les termes de Banos avec qui nous avons partagé en profondeur sur la fidélité dans le couple. Le voyageur a la rencontre facile et est souvent un récipient/receveur de vérités, de secrets, de sentiments intimes. Le voyageur donne et reçoit car il sait que l’autre ne reste pas, passe son chemin. Ente voyageurs les comportements sont souvent similaires car 1/ le temps est compté, le prochain départ étant immuablement proche, 2/ il n’y a pas de lendemains, 3/ il est bon de parler, de délester ce qu’on a sur le cœur et d’échanger de bons tuyaux, 5/ l’entraide et le respect mutuel. Nous avons discuté avec un grand nombre de voyageurs. Ceux qui ont tout plaqué, tout vendu, pour changer de vie. Certains sont sur la route depuis plusieurs années. Ce belge en vélo qui « descend » tout le continent américain depuis le nord de l’Alaska jusqu’à la terre de Feu. Nous l’avons doublé son kilomètre 26832, en Argentine. Cette famille avec deux jeunes ados, sacs au dos rencontré San Pedro de Atacama et que nous retrouverons par le plus grand des hasards dans les petites rues d’Hanoi 6 mois plus tard.. ; des retraités en bus ; des jeunes couples, une fille seule, etc..Et puis une multitude de courtes rencontres le temps d’une soirée, d’une pause, d’un trajet en bus, etc.. Father George, en charge de l’orphelinat d’Ashalayam dans une des banlieues de Calcutta. Pon, une laotienne pédiatre qui nous a hébergé à Luang Prabang ; Valentina à Cuyo Grande, près de Cuzco, La Marcela sur les hauts plateaux près de Juliaca, Pérou, Otavio en amazonie équatoriale… Lors de notre périple, Caroline et moi nous sommes continuellement fait la réflexion que les gens, les locaux sont gentils, accueillants, bienveillants et souriants. Nos 3 têtes blondes sont pour beaucoup attendrissant immédiatement les locaux. Nous avons échangé simplement, sans se sentir jugé, culturellement évalué, financièrement jaugé. A aucun moment nous avons expérimenté l’insécurité. Il est vrai que nous sommes restés relativement prudent dans nos aventures, prévenants, à essayer d’anticiper au mieux les possibles infortunes. Ila fallu être « caméléon », faire fonctionner/développer le système D, anticiper, glaner la bonne info, faire confiance à son instinct, à on sens de l’orientation, être vigilant au volant.

Le « fairtremvoyage », c’est aussi quelques rencontres touchantes avec des personnes travaillant pour le développement du commerce équitable. Nous avons eu la chance de rencontrer des producteurs de bananes en Equateur, de laine et d’artisanat au Pérou, de quinoa en Bolivie, de vin au Chili, des confectionneurs de vêtements, artisans et brodeuses au Vietnam et u producteur de thé à Kurseong, près de Darjeeling en Inde.


Les viticulteurs du Chili nous ont simplement raconté que grâce au commerce équitable ils ont pu reconvertir leurs terres, planter des vignes, gagner plus d’argent pour se loger décemment, se vêtir, se nourrir, apprendre à lire et à écrire, scolariser leurs enfants et s’affranchir de leur complexe d’infériorité. Ils nous expliquent qu’ils ont pris confiance en eux ne serait-ce que pour pouvoir oser parler à un inconnu, chose qu’il n’envisageait pas avant car trop timide, non éduqué, ayant peur de mal s’exprimer. Nous avons intensément échangé avec Raoul qui a combattu toute sa vie pour le développement de la dignité humaine, l’élévation de ces gens de la terre. Nous avons évidemment dégusté plusieurs verres ensemble aussi pour alléger nos émotions et remercier celui et ceux qui ont contribué à leur meilleur bien-être.
A Saigon Maï et Thy, 2 femmes dans leur soixantaine à l’énergie et l’enthousiasme débordants, formées par des O.N.G, suspectées par le régime communiste, ont créées des ateliers d’artisanat pour finalement développer leur gamme de produits grâce au réseau du commerce équitable. Les résultats sont toujours à peu près similaires d’un pays à un autre : les personnes très pauvres peuvent dans un premier temps subvenir à leurs besoins primaires pour ensuite s’occuper de l’éducation et leurs enfants.
Les producteurs boliviens de quinoa, au bord du salar d’uyuni, apprenent à s’organiser en communauté de producteurs pour défendre leurs intérêts, mieux vendre. Ils sont illettrés, parlent peu, se réunissent grâce à une charmante bolivienne éduquée qui leur explique comment travailler en groupe, s’unir et s’organiser à plusieurs. Nous nous rendons compte de leurs carences alimentaires ne mangeant presque uniquement du quinoa…

Rajah, ce riche propriétaire terrien, plantation de thé d’environ 600 hectares proche de Darjeeling, écoule 1/3 de sa production vers les canaux de distribution commerce équitable. Héritier et éduqué dans les meilleurs écoles d’Inde et d’Angleterre, n’a pas attendu les riches idées du commerce équitable pour élever ses ouvriers en leur pourvoyant maisons, nourriture, assistance médicale, bourses d’écoles, etc.… Ce sage hindouiste de 61 ans nous a emmené dans ses plantations pentues pour nous expliquer le pourquoi et comment de son thé au label organique. Sans entrer dans le détail il nous fait comprendre qu’il n’est pas un supporter fervent du commerce équitable, un peu trop contraignant à son goût. Il nous mène sur le terrain de la discussion philiso-métaphysico-spirituelle. Quelques paroles autour de la sagesse, de la définition de l’Amour, de la réincarnation nous donne les bases d’une amitié courte, simple et vraie, le tout en sirotant…. du green tea of course !

D’autres rencontres nous confirment les bienfaits du commerce équitable qui a pris une grande ampleur et va continuer à croître. Certaines personnes, fortement impliquées, critiquent les abus, les lenteurs administratives et autres rigidités. L’idée du commerce équitable est évidemment géniale et responsabilise le consommateur des pays développés car in fine c’est lui, via son panier de courses hebdomadaire, qui décide de contribuer au développement des pays pauvres, à une meilleure répartition des richesses matérielles.




Je repartirai, nous repartirons. Je suis à la fois triste de quitter la robe du voyageur et impatient de rentrer, de me poser, de retrouver nos proches, de dormir dans mon lit, d’avoir davantage d’espace vital, de retourner dans la vie professionnelle, d’être présent aux mariages de nos cousins, de poser un regard neuf sur les personnes et l’environnement. Je reviens avec un grand réservoir d’énergie, très admiratif des peuples d’Amérique du Sud, du Vietnam, du Laos et d’Inde. Cette aventure est bouffée d’oxygène qui vous donne comme un 2ème souffle, une 2ème vie (play again l’extra balle, c’était trop de la balle.

30/06/2009

When Tremelody is Home, it's THE END

Tremelody has followed us back home ( she's been shipped from Buenos Aires and collected by Stephane's Dad who brought her back to Annecy : Merci Jean-Claude !).
As Thomas put it in Buenos Aires when we explained he would see Tremelody again in Annecy
" But then, I'll have 2 homes !" he said after poundering a while.
Our rooted home and our moving one are reunited and we feel good about it : when we go in Tremelody, it's like being in Latin America again !

The things we have missed from Home

Friends - 20th of June in Paris... Steph turns 40 !

... a proper meal ! prepared by Mr Marcaud... no way yo'll find something better ! 28th of June, the crepe lunch


family....simply unique !.. some of the cousins so happy to get back together on the 16th of MayPosted by Picasa

2 Home !


We really had 2 home coming : one in London and one in Annecy
The coming home feeling was in London. Except for Stephane who had escaped the bug in Agra, we were still sick and looked a bit yellow and stonned ! Thankfully Tim and Camilla rescued us. They were our London home and we can't thank them enough for that !
....
But the real home coming was in Annecy of course ! Brother, sisters, cousins
parents were all there to help us feel that this was going to be our new home.




"Mum, when are you going to bring me home ?" That's the question Thomas seems to ask us hours after the arrival in Grenoble ( not quite yet in Annecy !), as he builds his own home!


We still can't believe this is the last flight with 70 kg luggage (including a 20kg marble table from Agra. We have as much luggage as children in weight)... we are about to go through the arrival gate in Lyon...all the family is expecting just behind ( but, of course, I don't have pictures of the getting together... too busy hugging !). Thomas is really fed up !






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Dehli by 40 and the Taj Mahal

In New Dehli everything is huge : the city, the misery, the filth, the heat, the smell and the beauty too.
Luckily, we were there at a relatively calm period : the elections were taking place. At that time, everything seems to stop for a few days... the biggest democracy in the world needs some time to organize (6 million people are required) and digest ( organized on one week) the process, plus in some places, it gets violent.
We had to be careful about the heat which can get you because it's dryier. With 40 to 45 degrees in the middle of the day, the season was considered hotter than usual. In Agra, the town of the Taj Mahal, 3 hours of train south of Dehli, a jewlerer told us that the worst heat he' d seen was 47 degrees.
This is part of the red fort in Old Dehli
This north part of India was influenced by the Moghols, invading from the 15th century, from Afghanistan, then settling. They were muslim, thus arab-slyle architecture.

The red fort
AGRA

Welcoming you just before you enter the Taj mahal in Agra are the monkeys, dozens of them... beware not to hold any food, they are thieves !


At last the Taj. Isn't it a beauty ?
At 6:30 the temperature is perfect, so happy to be here!
It's hard to believe that this monument is not a palace but a Mausoleum built by a Maharajah deeply in love with his departed wife.
Hours after this picture, we were, for the fist time of our travels, sick ( with the food of the 4 star hotel that we had manage to get cheap during election week... can you believe it ?)
It was about time to time to fly back, which we did 3 days later !
THE END
... but more on our thoughts on this big adventure and the come back homePosted by Picasa

Tea in Makaibari

Darjeeling is surrounded by beautiful tea gardens. Makaibari, 2 hours from Darjeeling, is an an independant, middle size (still 250 hectars) fairtrade tea garden. We spent a day with Raja, its owner to show us around. A great caracter, Raja was one of the pioneers in fairtrade and has strong views about it. He is a man close to the ground with an advanced approach in natural fertilizers ( he got the organic label years ago) , a parternalistic approach in management and a deep spiritual life, in which he is very Indian. He is a real entrepreneur, with one idea a minute ! He has made Makaibarai a success, a real challenge when competing with huge companies with low prices.

a little steam train called the toy train runs from Darjeeling to New Jalaipuri where you take the train to Calcutta. Its train station signs look familiar....

It is 11:00. The tea workers head back with their tea leav crops in their baskets. Raja know them invidually. Most of these women are educated, the birth rate is low amongst them and their children are all going to school.

Raja and Stephan in the tea garden. This "middle size" estate is huge, comprising 17 villages. Only one third of the land is cultivated, the rest is left as jungle, which is part of the eco-composting that Raja has put in place since he inherited the land. Makaibari is the only tea garden which only ever had Indian owners.

We met with a tea buyer here to taste tea, test the quality and eventually buy it. Did you know that tea bulks were sold by auction ? He confirmed that Makaibari's tea are amongst the most expensive ones. But, even if you earn money, life is tough for tea people : jsut 3 weeks after we were there, the tea garden was struck by a tornado and a part of the estate was destroyed.

This is one striking image of Bihar, a state on the way to New Dehli.( a 36 hour journey from Darjeeling...)
Bihar is a very poor and dry area of India, bacward in many fields. There,women are oppressed : there are only 700 of them for 1000 men ( national average 900 for 1000 men) because a girl is considered a burden so women abort girls ( helped by illegal scans). Being a women in India is tough anyway, once you're married, there is no turning back, you "belong" to your in laws. You become the servant, and in the worst scenarios the slave of the house. Only 45 women in 100 are educated vs 75 in 100 men !
This woman here is carrying some cow dung discs for the fire. the little house at the back is a cow dung pile. Posted by Picasa

Seeking fresh air in Darjeeling

Travelling in train in India is a story in itself. Train stations have a life of their own. Poor families or abandonned children live here alongside rats. A hard sight ! (Thomas told me towards the end of our trip : Mum, I don't want to see these unbrushed, bear feet children anymore. ) People queue for ticket for ages and come well in advance : if they don't have a reserved seat, then the'll just have to fight for it. In a journey that can take days ( we did 36 hours from Darjeeling to New Dehli), a lot is at stake. On the picture below, the train is arriving, unannonced of course, and suddendly, it's panic. People run to the edge of the platform and huge queues form instantly, with women squashed between men and a lot of pushing.

This picture is the only one for which I almost got into trouble : the police overseeing the mass movement looked quite angry as they asked me to put my camera down. As Thomas was crying in front of 4 street children, amazed at the sight, and Stephane was away looking for some food we could take with us ( in fact, apart from crisps and biscuits, yo can't find much : our menu was made of plain rice served in the train as we can't eat the curry, far too hot for us) I put up my best "sorry" smile to avoid trouble.


We are delighted to find fresh air after a 20 hour journey. The night arrived late, so we could afford a spleep in, and we loved it. 4 more hours uphill in a jeep ( the road in bad) and we are in the Himmalayas ! The road doesn't go quite up to the hotel so we are helped with our luggages here, but why wouln't you roll them ? because the roads are full of holes and there are quite a few steps. These 2 sherpas are women.

Darjeeling is a built on the hills. It is a charming sights. Mountains here are so vasts, it's like the Alps blown up 10 times. Valleys are so gigantic you can hardly see the other side and mountain peaks disapear in the mist or the clouds. Here, although you are in the middle of the Himmalayas, you only see the high summits after the rain when the air has been completely washed. It is from here that the great expedition that first reached Mount Everest's summit in 1953 was prepared.

In Darjeeling, most people are Nepali people, the language spoken is Nepali. There also was a strong separatist movement who seeked independance of what they called "Gorka Land" in the 80's. It was violent at the time and the Gorkaland political party is still very strong here, which was obvious during the electoral week where we were.
On this pictures, however, we wear Tibetan hats, as Darjeeling is a refuge to many of them fleeing Chinese oppression, and let me tell you it is bad with hundreds of thousands of them killed, tortured or imprisonned over the last ten years.Posted by Picasa

Retrouvailles a Dubai

One of the greatest contrast we have experienced during this trip : from staying with street children, amongst the porrest in the planet to the greatest riches of Dubai, from the shabby Kolkota international airport to the most luxurious "all in marble" airport in the world.
We were a bit baffled, so much so, that Stephane started by mixing up the prayer room with the loos... fortunately, he was informed that he was in the prayer room seconds before the unthinkable could happen ! Poor Thomas had to wait a few more minutes !
We had the most amazing welcome by our dear friends Muriel, Guillaume and their four children, and enjoyed luxury to the last drop for a whole week.
We did a sporty outing in the sand dunes for 2 days; driving in the dunes with flat tyres ( you deflate them when you reach the sand) is a bit like driving in mellow butter. There a good chance you will get stuck the first time you drive, but don't worry, Guillaume has all the equipement, and is able to drive you in the middle of the dunes as if he'd done that all his life !
Unfortunately, Muriel is missing in the picture below : she was at work that day, which made us realaze there and then, that we had forgotten a bit what a working life was !

In front of the surreal Dubai skyline, on the palme tree polder land ( reclaimed from sea).
Last row from L to R Stephane, Caroline, Guilaume and Hughes. Front : Manon Gabrielle, Clothilde (hidding), Romane, Thomas and Alix.

Guess who are the 2 sarchophages ? A hint : 2 brave men who did not fear to find a scorpion in their shoes in the morning. True we were a bit short of space in the tents, but most of all, it's so much quieter to sleep witout the children !
In the morning, the children of the 8 families gathered on that spot started ( from 6:00, time of this picture, minutes later, with the noise, they were up!) sand sledging... by 9 it was too hot and we went.

Malborough dune is indeed steep. I did step out of the car and go by foot !


The real Dubai : so clean you could eat on the pavement, so film set-like, that you could think you are a bond or disney (depend which side of Dubai) caracter ! Posted by Picasa

20/04/2009

5 days with street children in Caclutta

39 C a Calcutta ce mois d’Avril 2009. Nous nous refugions dans notre chambre d’hotel climatisee. Au telephone, Father Georges, avec sa voix chalheureuse , propose “ venez loger au foyer, il y a deux chambres” . Je redoutais ce choix : certes, le but de notre sejour a Calcutta – qui s’inscrit dans notre voyage autour du monde- c’est de rencontrer les enfants du foyer d’Asha Neer,que nous parrainons depuis 10 ans. Mais, passer 5 jours sans clim avec cette chaleur ? Father Georges, toujours en mouvement dans l’un des 16 foyers qu’il gere ( mais trouve-t-il cette energie?) passe nous chercher.
Et voila qu’en arrivant Sunil, Romesh, Manirul ...nous accueillent au foyer principal pour adolescents, avec ce sourire lumineux et cette envie de la rencontre. Tres vite, les jeux s’engagent avec nos trois enfants; ils sont conquis, ils veulent rester, avec ou sans clim. Je craignais de la part des enfants du foyer des manieres brusques heritees d’un passé difficile. Il n’en est rien; l’un d’eux reprend gentiment Thomas, notre fils de 6 ans “ ne mets pas tes doigts dans le nez, c’est sale “. Durant nos 5 jours avec eux, ils resteront chalheureux, attentionnes et respectueux; un modele pour nos enfants qui, eux, ont le baisers de leurs parents a leurs cotes.En les observant, nous sommes frappes de voir ces 50 jeunes de 13 a 18 ans organiser leur foyer sans faire appel aux adultes, du reste peu nombreux : de la cuisine au ménage, ils gerent tout. Chez les plus jeunes aussi, les taches menageres sont confiees aux enfants. : lorsque nous arrivons a Asha Neer, les enfants de 8 a 13 ans cuisinent, aides d’une cuisisniere. Nous sommes immediatement entoures des 40 tetes brunes au regard vif; on devine une energie remuante; le grand terrain autour du foyer, construit dans un village proche de Calcutta, doit etre bien utilise ! “Ma marraine s’appelle Lucie” me dit l’un “La mienne Annie” ajoute l’autre. On sent dans leur ton que ce lien signifie beaucoup. Si bien que, lorsque j’interroge Salim qui, après 5 jours, est devenu l’ami de nos filles et qu’il me repond “ je n’ai pas encore de parrain.... “ nous ne pouvons pas resister ... il devient notre nouveau filleul !
Le depart d’Ashalayam est emouvant. Chacun tient a dire combien cette rencontre l’a marque, y compris nos filles qui expriment leur profonde admiration devant le courage des ces jeunes... Ashalayam restera une etape marquante de notre grand periple !
Temoignage ecrit pour Ashalayam France



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06/04/2009

goodbye south east Asia !

Goodbye Luang Brabang and its incredible people. Here the hosts of the guesthouse. The old lady very kindly insisted on blessing us in a very special Lao way the day we left.
We have shared very strong moments with these lady doctors when we have together saved the life of the baby of a very poor family thanks to our money and the way they have managed the case in the hospital.

Bye Bangkok and one of these immense very busy asiatic rivers...

Bye the Thai massages !



... and the amazing markets !


02/04/2009

Romane's 9th Birthday

Romane could not believe here eyes when we decided to celebrate her birthday in the night train on the way back to Hanoi ! A unique experience... here, she is watching the balloon launching mastered from the to sleeper by Thomas ! ( finding thos balloons was as easy as a needle in a bag of wool !)


Here is the whole party eating away the lemon tarts !Posted by Picasa

31/03/2009

different children !

I bet you never knew them like that.... see how travelling transforms you to the soul !
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Luang Prabang, the spiritual town

One of the many many wonderful stencil work in the beautiful temple. This one is by far my favourite. It depicts paradise, here, the Budhist Nirvanah. I love this man floating in the air, only met by an unespected fellow perhaps wanting to share his felicity, or warning him about the dansgers of floating away. Who knows ?


This is a usual sight in Luag Prabang. With around 10 active temples, many monks very naturally mix in the city life. Women are not supposed to touch them, but they are very surius and chatty if given a chance to spent a few quiet moments with you. Some of them are still children; they start at 8.

Monastic life is very flexible in Budhism; you can be a Monk for lifr but very often, you are a monks for a few years or months. Becoming a monk is something that a fervent budhist would want to do once in his life to aquire merit.

This is a very touching scene taking place every day at 6 am in Louang Prabang. Monks come out, bare feet and beg their food, as Budha did in his time. It is a religious act to give to the monks, mainly rice and fruits.


Here, some religious offering made of bananas leaves and flowers are being made for a typical Lao religious ritual celebrated at home : the calling back of the spirits/soul for somebody, a mixture of animist ( still a strong influence in Lao and Budhist ritual ( often celebrated by Bhudist monks) . Indeed, your spirits have a tendency to go away and have to be recalled on important occasions to make sure everything goes well.
Following the same kind of ritual, the old lady of the guest house, just beforewe went, recalled our spirits back to us, blessed us and fastened to our wrist 2 of these typical plain cotton bracelets supposed to hold our soul fast to our body. Posted by Picasa

Luang Prabang, Laos

Our first impression of the town was so joyful : we bumped into a festival de la francophonie, organized by a groupe of artists from Tours. How homy that felt, I can't tell you !
Here, the girls are dancing at the Guinguette with an amazing singer who has an "opera like" voice. We called her the Diva and she was then with a great Frecnh music group called Vaguement la Jungle.... a good dose of delirium !

The meat stall at the market.... mmmmmmmmmmh ! Let's not let the flies eat it all !

One of the many Budhist temples in Luang Prabang. Very old, wise and inspiring



Our daily card game - le mao mao - waiting for the dishes to arrive at the restaurnt... along the Makong river. This is 5 mn walk from the guest house.
We liked this town so much we stayed there 10 days. Our guests were 2 amazing sisters, doctors a s well, working at the hospital, trying to help poor families who could no afford admitting their babies to hospital .. we heard terrible stories from them and found out how lucky we were to have our health system.
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